UN NOËL GOURMAND

Val passe un Noël délicieux dans un sauna-hammam libertin ! Une façon de revisiter ses souvenirs d’antan…

En bonne athée que je suis, je ne suis jamais pressée de voir arriver Noël, j’aime plutôt l’idée païenne de fêter le solstice d’hiver. Ce pivot de l’année où les nuits commencent à raccourcir et les jours à rallonger.


Et puis c’est sans compter la journée internationale de l’orgasme ! Le vingt-et-un janvier ! Autant dire que ce trimestre de froidure craint par beaucoup me met personnellement le feu partout.


Lavaloise de part mes origines toutefois de montréal, je suis tel un animal à sang froid, je recherche avant tout les endroits où je pourrais me réchauffer et m’épanouir en tenue d’Eve. Et quoi de mieux que les saunas et autres hammams pour ce faire ?


C’est ainsi que je me suis mise à écumer les jacuzzis géants de la capitale, passant entre les mains de toutes les masseuses et les masseurs de Montréal comparant les établissements hôteliers haut de gamme comme les instituts plus confidentiels.


Je vais vous paraître bêbête mais jamais il ne me serait venu à l’idée que des établissements plus sensuels pouvaient exister. Je connaissais les boites libertines même si je n’y avais jamais mis les pieds mais je n’imaginais pas que des saunas coquins fleurissaient ici et là dans la capitale et sa proche banlieue.


J’ai découvert ces merveilles en lisant Union. Un de mes crush était abonné à cette revue qui m’a remémorée mes parents. Mon père l’achetait pour lui et ma mère et lui en faisait la lecture à haute voix avant que de … passer aux travaux pratiques ! C’est drôle d’ailleurs qu’ils n’aient jamais, ne serait-ce qu’un instant, pensé que la voix de stentor de mon père parvenait sans effort jusqu’à ma chambre.


« Planqués » dans une des tables de nuit de la suite parentale je les piquais régulièrement pour me caresser et me donner du plaisir, passant d’un témoignage détaillé aux photos plus qu’explicites qui, contrairement à mes saintes ni touche de copines m’excitaient au plus haut point ! J’avais tout juste dix-huit ans !


Mais revenons-en à Alex et à sa collection, nous baisions, de manière normative et conventionnelle mais ce que faisait Alex en tout, il le faisait bien. C’était « propre », j’entends par là qu’il faisait tout bien pour me faire jouir au maximum et, sans avoir été un cador, il était attentionné et léchais mon minou et mon petit trou à merveille !


C’est donc au détour d’une page que j’ai découvert un reportage sur les saunas libertins. Comme un club échangiste, ils avaient des coins câlins, une piste de danse et un bar mais avait ce petit truc en plus d’avoir des jacuzzis immenses, des saunas et des hammams. L’un d’eux, loin au sud de l’Essonne avait même une piscine !


J’ai pris mon mal en patience durant toute une semaine, mes règles s’étant invitées au bal et je me suis enfin préparée pour ma première sortie découverte : A moi les saunas libertins !

J’ai été fureter sur plusieurs sites afin d’avoir une petite idée du meilleur spot et mon dévolu s’est porté sur un grand établissement dans Pigalle.


La semaine a été longue mais agrémentée de nombreuses séances de masturbation aussi délicieuses que parfois frustrantes. Je me suis beaucoup branlé sous la douche, dirigeant avec précaution le jet plus ou moins fort sur ma vulve purpurine. Mes sex-toys se sont déchargés à moult reprises tant ma frénésie de désir, catalysée par le déchainement de mes hormones menstruelles, était à son paroxysme !


Le jour venu, je me suis amusée à flâner le long des vitrines des sex-shops et autres sordides clubs vidéo avec leurs rabatteurs malsains qui haranguent le chaland à même le trottoir. Les néons multicolorent éclaboussaient la rue de leurs flashes vulgaires, des cars entiers de touristes allemands, japonais ou encore russes se déversaient sans cesse pour alimenter le quartier chaud de la capitale.


Ma balade m’a ainsi emmenée jusqu’aux portes du temple que je cherchais. Flanquée de deux statues indonésiennes ou srilankaises la battant rouge carmin était fermé et un panneau indiquait où sonner.


Un grand type est venu entrouvrir le vantail, moitié videur, moitié physionomiste et tout en me déshabillant du regard m’a lancé sur un ton taciturne un « Vous êtes seule ? » dont je n’ai pas su dire s’il était de bon ou de mauvais présage.

« Euh … oui . » ai-je bafouillé devant le cerbère.

« Allez-y, entrez et attendez devant l’accueil, là » a-t-il rajouté en me désignant un guichet minuscule.


Là une petite nana est apparue par une porte dérobée. Elle était souriante et arborait un décolleté qui laissait à penser qu’elle profitait de temps en temps des lieux.

« Première fois ? Quel est ton prénom ? »

« Oui, première fois, je m’appelle Val. C’est … c’est comment ici pour une femme seule ? » me suis-je enquise auprès de la demoiselle.


« Moi c’est Jennifer, Jenni pour les intimes, vous inquiétez pas Val, c’est tranquille pour les nanas ici. Et puis ce soir il n’y a que des couples et les mecs seuls sont des habitués. »

Rassurée je me suis dirigée vers les douches et les casiers. Ça faisait un peu « piscine municipale », deux couples étaient en train de se déshabiller avec une désinvolture et un naturel qui révélaient qu’ils étaient familiers des lieux.


J’ai cherché mon casier au milieu du dédale de couloirs étroits et me suis moi-même mise à poil. Les filles m’ont plus regardé que les mecs. Moi j’avoue que j’ai jeté deux trois regards au quatre, homme comme femme. Hummmmm si le reste des hôtes étaient du même moule, j’allais trouver de quoi me satisfaire c’était certain.


J’ai opté pour porter mon pagne (que « Jenni » m’avait donné à l’entrée) à la tahitienne, cintré à la taille, les seins libres. Mes deux coreligionnaires de strip-tease ayant, elles, opté pour un croisé cachant leur poitrine et révélant presque leurs petites touffes de poils pubiens.


J’ai suivi le mouvement pour remonter par l’escalier en colimaçon assez large et j’ai retrouvé Jenni qui m’attendait au rez-de-chaussée. Elle m’a fait faire le tour du propriétaire comme on dit. L’immense jacuzzi, me rappelant l’interdiction d’y avoir des rapports sexuels, le coin « cafète » puis les étages, offrant plusieurs cabines de chaleur sèche scandinave, de moiteur toute méditerranéenne et enfin les coins câlins pouvant accueillir de deux à quinze ou vingt personnes.


Je suis redescendue au bar et j’ai pris la coupe de champagne offerte aux dames avant que d’aller grignoter quelques petits canapés. Mon regard était celui de la fashionista scrutant les meilleurs articles pendant les soldes et je sentais de nombreuses paires d’yeux s’accrocher à mes tétons, à mes longues jambes ou encore à mon petit cul de salope.

J’ai mouillé direct et je me suis dirigée illico vers le grand bain chaud. Plusieurs personnes étaient déjà assises le long des bords et les vaguelettes qui agitaient l’eau révélaient que, sans être « complets », des rapports sexuels avaient bien lieu ici.


J’ai dénoué mon pagne et je me suis avancée lentement dans l’eau frémissante, ma toison intime s’est imbibée puis mon ventre a glissée dans l’onde tiède jusqu’à ce que mes seins s’immergent eux aussi. J’ai gagné un angle tranquille et j’ai penché la tête en arrière, toute abandonnée aux bienfaits de ce bain sensuel.


Des remous m’ont indiqué assez rapidement que des rapprochements avaient lieu mais, comme me l’avait promis Jennyfer, personne n’a porté la main sur moi tant que je n’ai pas donné de signal positif.


Tout à commencé par le contact visuel, une femme s’était presque collée à moi, son compagnon de l’autre côté d’elle, et trois hommes seuls s’étaient installés en face. Les mousquetaires se branlaient doucement tout en regardant mes seins danser au rythme des remous aquatiques. La femme, elle, tenait le membre de son accompagnateur dans une de ses mains et se caressais l’entre cuisse de l’autre.


Ayant été approchée je me suis permis le premier attouchement. J’ai porté ma main à ses seins. Ces derniers étaient volumineux et avaient une texture familière. Oints d’un onguent adipeux ils brillaient et glissaient entre mes doigts. Des pompes à huile ! Voilà ! J’avais mis la main dessus, c’était le cas de le dire, ses nichons fabuleux me rappelaient les pompes à huile de Paul, le petit boulanger vicelard de mon village. Vicelard mais fort bien membré et infatigable lorsqu’il s’agissait de tringler une villageoise volage. Et autant dire qu’il avait le choix !


Cette madeleine de Proust m’a fait reprendre conscience que c’était Noël et que j’avais entre les mains un des treize dessert propres à la Provence ! Ça a été comme un déclencheur dans ma tête ! Et les autres ? Etaient-ils présents ?

J’ai ouvert grand les yeux du coup et tout en continuant à tripoter les nichons fondants de ma voisine j’ai scruté les autres baigneurs et baigneuses.

Il y a avait là quasiment tout pour un Noël réussi à la façon provençale !


Un type d’une cinquantaine d’année avait les bourses comme deux figues sèches, sa compagne présentait deux tétons foncés qui auraient très bien pu s’apparenter à des noisettes croquantes, la belle asiatique en face de moi avait les yeux en amande, en guise de fruit exotique, la vulve de la jeune noire qui venait d’entrer dans l’eau s’imposait, une mangue lisse et ourlée, ses lèvres épaisses ne pouvaient cacher qu’un fruit juteux et dépaysant. Là encore, une blonde diaphane s’était assise sur un rebord et avait relevé ses jambes, offrant en spectacle un sexe étonnamment cramoisi, jurant avec la blancheur de sa peau, et présentant la particularité de faire saillir un clitoris énorme, gros comme un grain de raisin frais !


Je vous passe les autres formes de couilles, j’avais la les dattes et les mandarines ainsi que deux braquemards, black and white, qui me firent immédiatement penser à deux grosses barres de nougat, l’une blanche, l’autre noire. D’autres paires de seins m’offrirent les melons et les oranges dont j’avais besoin, des grains de beauté m’apportèrent les raisins secs sur un plateau. Ne me manquait que le nougat rouge lorsque mes yeux, amusés, se posèrent sur une bite démesurée et très clairement épilée de frais. Son propriétaire bandait joyeusement et sa queue était mon dernier dessert !

J’avais bien les treize réunis !


La farandole m’a protée de fifre en fifre, mon plaisir a été rythmé au son des tambourins, avantageusement remplacés par mes fesses qui se sont vues claquées de la plus belle des manières.


J’ai accueilli en moi toutes les queues qui m’avaient tant fait d’effet pendant que j’égrainais le chapelet des douceurs occitanes à ma disposition. Leurs jets impérieux étaient comme autant de traits de miel nappant mon palais.


Les miches de ces dames étaient comme une ribambelle de fougasses et de pompes à huile que j’ai sucé, léché, mordillé comme une enfant avec un quignon de pain.

Les testicules de ces messieurs furent une guirlande de fruits confits ou non, charnus ou séchés que j’ai blotti contre mes seins.


Les sillons de ces dames m’ont offert tous les parfums de ma chère Méditerranée, l’iode mêlée au musc de leurs petits oignons que je farcissais de mes doigts agiles.


Les cris mêlés étaient une symphonie de mouettes et de goélands fous, les fontaines de certaines étaient comme les vieilles dame de pierre qui ornent le centre des villages perchés.

Mon propre plaisir a été une journée d’été lumineuse et interminable.


J’ai joui, j’ai fait jouir. Mon corps ne m’appartenait plus, j’étais partie prenante de ce paysage sensuel, j’étais tout en haute de la montagne sainte Victoire et je m’offrais à la vue de toutes et tous.


J’ai sucé, j’ai baisé, on m’a prise, on m’a enculée aussi. J’ai donné mon corps en sacrifice, quel plus bel holocauste pour une nuit de Noël !?


Je m’en suis allé sous la douche après ces libations torrides. J’ai été lavée, séchée et ointe par une multitude de mains. Hommes, femmes, je ne m’appartenais plus. Je suis ressortie sur le trottoir toujours enguirlandé et vociférant, hagarde mais heureuse.

Mon Noël avait, finalement été aussi miraculeux que gourmand.

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